Enfant, j’adorais prendre soin de mes cahiers, écrire le mieux possible, en rendre la lecture agréable, illustrer les poésies. Au collège est venu le temps des exposés écrits (on ne les faisait pas cela sur ordinateur !). Et je dois avouer que je m’éclatais à mettre en forme mes recherches, à trouver le petit truc en plus qui donnerait envie de lire mes écrits.

A l’époque, je ne savais pas encore que j’en ferai mon métier…Et maintenant, je suis maquettiste, c’est-à-dire que je créé des maquettes de magazine, livre, brochure… et que je les mets en page.

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C’est un métier assez technique où il faut être rigoureux et précis. Mais aussi créatif pour embarquer le lecteur dans un univers, ne pas l’ennuyer au fil des pages, rubriques.

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Car pour faire mouche, un support de communication doit créer de l’émotion. La forme au service du fond.

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Lorsque je travaille sur un support à mettre en page, je mets en place des gabarits, des styles, des grilles pour le document soit le plus clean et modulable possible. Je pose le cadre. Et je m’interroge ensuite sur la façon dont je vais pouvoir en sortir, innover.

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Ainsi, je vais partager avec vous quelques astuces pour créer de l’intérêt pour vos mises en page, pour susciter de la surprise, pour varier l’expérience du lecteur. Toujours en dosant les choses pour garder une jolie harmonie de l’ensemble.

Jouer avec la couleur

Sur tout le texte

Choisir d’écrire le texte courant d’une autre couleur que le noir ou gris est quelque chose de peu usuel. Cela peut-être un parti-pris puissant et donner une jolie résonnance au texte. C’est un choix judicieux pour un document informatif avec peu de visuel et cela lui confère un côté très graphique. Ajuster le choix de la couleur en veillant toujours à la lisibilité.

Gaspard Ollagnon, Catalogue Studio

Formes Vives

Slaavo

 

Sur la photo

Si on veut jouer la carte de la monochromie à fond, on peut aussi convertir les images (Dans Photoshop : Image > Réglages > Courbe de transfert de dégradé). Cela permet d’harmoniser le rendu global, de donner un peu de cachet à une photo quelconque ou de qualité moyenne. Je trouve que cela fonctionne bien pour un support culturel et haut de gamme.

Slaavo

Slaavo

Jessica Fecteau

Jouer avec la couleur

En aplat

Créer de larges aplats de couleurs sur une double permet de jouer à fond sur la composition de la page et d’accentuer l’horizontalité / verticalité. Je conseille d’utiliser seulement 1 ou 2 couleurs de cette façon pour éviter l’effet arlequin ! Et surtout, il faut veiller à alterner et varier les compositions d’une double à l’autre et prévoir des respirations.

Cécile + Roger

Un pantone

Les teintes Pantone sont des couleurs normalisées et référencées dans un nuancier ou « pantonier ». Elles sont utilisées en imprimerie car le spectre CMJN ne permet pas d’obtenir toutes les teintes. Faire le choix d’opter pour une couleur Pantone est un parti pris fort. Retrouver le Pantone  en fil rouge dans le support de communication met l’accent sur la qualité et l’intensité de la couleur.

Jouer avec le cadrage

Une photo coupée, en débord, qui continue sur la double page suivante peut inviter le lecteur à tourner la page. 

Décliner une maquette, c’est respecter les polices, grilles, nuanciers de la charte graphique. Mais ensuite, pour se renouveler au fil des pages et des numéros, il faut savoir jouer avec ces éléments pour créer de la surprise, l’envie de lire, de tourner la page. 

Je peux vous accompagner dans la création de vos supports visuels. Je m’occupe du cadre : mes années d’expérience m’ont appris à poser les méthodes et automatismes essentiels au bon développement d’un projet. Et je vous propose aussi de faire ce petit pas de côté, de réfléchir ensemble au petit truc en plus, la dissonance qui va créer la surprise et rendre votre communication attrayante et unique.